À la voile...

À la voile...
Sur notre CS-22 au réservoir Taureau

mardi 27 juillet 2010

Cap-aux-Meules



27 juillet 2010

Nous sommes finalement arrivés à Cap-aux-Meules dimanche après-midi. La forte dépression dont je vous parle depuis quelques jours n'aura pas causé les vents de 30 noeuds prévus. Ils furent assez forts certes, mais ils ne nous ont pas empêchés d'atteindre Cap-aux-Meules à la voile. Et, à l'abri de la houle, ce fût somme toute une navigation assez facile même si on avançait au près serré.


Nous avons profité de notre dernière journée avec Judith hier pour refaire la cambuse du bord et nous rendre à La Factrie, restaurant et usine de transformation de poissons, mollusques et crustacés. Nous y avons acheté des filets de turbot frais pour notre dernier souper ensemble. Un souper d'amitié dont nous nous souviendrons pour le reste de nos jours.


Après une autre petite marche dans la cour des bateaux oubliés, nous revenons à notre voilier amarré à couple d'un bateau de pêche, le Manon Yvon. Il faut vous dire que, n'ayant pu trouver de place à la marina, le maître de port nous a assigné cette place dans le bassin des navires commerciaux nous assurant que ces crabiers ne sortiraient pas pour un bon bout de temps. Probablement pas avant le 4 août, seule journée annuelle pour la pêche au flétan autour des îles.

Une fois arrivés, nous y retrouvons un petit groupe de pêcheurs brûlant cigarettes sur cigarettes, buvant leur café Tim Hortons et bouëttant leurs nombreux hameçons avec des vers ou du maquereau salé. Normand Vigneault, un résidant de l'Étang-du-Nord, m'explique comment procéder pour attirer maquereaux et éperlans. J'ai conversé avec les membres de ce sympatique groupe pendant près de deux heures et je les ai vus sortir plus de tanches que quoi que ce soit d'autres. Je crois qu'on n'apprécie pas vraiment les tanches par ici! Elles ont toutes terminé leur vie dans l'estomac des nombreux goélands attirés sur place après avoir été assommées sur les coques d'acier!


Demain, je m'achète des vers et je bouëtte ma parche pour pêcher le maquereau et l'éperlan. Je ne me coucherai pas de bonne heure car Judith et moi les avons entendus jaser jusqu'à tard dans la nuit. Mais qu'importe, nous aurons du poisson frais gratuit.

Dès que la météo est propice, Chantal et moi irons probablement mouiller une couple de jours dans la baie de Grande-Entrée. Oubliez l'accès Internet pendant ce temps car nous serons parmi les oiseaux et la nature sauvage. Nous referons ensuite escale à Cap-aux-Meules pour récupérer des filtres à l'huile pour le moteur du voilier. par la suite, ce sera probablement le début du long retour vers la maison. L'Île-du-Cap-Breton et son lac attendrons une autre saison. Nous préférons apprécier pleinement ces îles de vent et de soleil.

À bientôt,

Robert


À l'abri à Havre-Aubert

25 juillet 2010

Ce matin, il vente à « écorner les beuh ». Au sortir du port de l’Île-d’Entrée, les vagues se fracassent sur l’enrochement bouillonnant d’écume. Une grande houle de travers nous cueille dans le chenal mais elle ne durera qu’une quinzaine de minutes, le temps que nous retrouvions l’abri de Sandy Hook, cette longue dune qui protége le grand bassin de plaisance.

Nous hissons les voiles réduites par un vent de 20-25 nœuds et parcourons les douze milles requis pour atteindre Havre-Aubert en peu de temps. Pas un seul voilier en vue, tous des poltrons! Nous atteignons notre destination en tirant deux bords. On démarre le moteur, on rentre la toile et on embouque le long chenal menant à la zone de mouillage. Nous devrons mouiller l’ancre aujourd’hui car aucune place n’est disponible à cette marina. Nous devrons nous reprendre par trois fois avant que finalement l’ancre croche bien. Il aura fallu prendre la Bruce pour réussir, la Delta dérapant allégrement dès que la touée du moteur en marche arrière atteignait environ 1500 tours. Aucune chance à prendre avec les vents actuels et ceux, plus violents, annoncés pour la nuit et demain.

Une fois le voilier paré, le pont lavé et le dîner avalé, nous préparons l’annexe qui est renversé sur le pont arrière et maintenue ainsi par des cordages depuis l’Anse-à-Beaufils. Elle nous permettra d’aller fouiner sur la grave malgré le léger crachin désagréable qui tombe depuis peu de temps. Judith et Chantal auront enfin leur pot-en-pot et moi, mon « fish&chips ». Nous en profiterons aussi pour nous brancher à Internet, question de prendre nos couriels et afficher un nouveau message sur le blog.

Demain, direction Cap-aux-Meules…

Robert

Oh la la la la! Ça va brasser!!!

24 juillet 2010

Une dépression approche rapidement et va apporter son lot de mauvais temps. Le centre dépressionnaire passera plus au nord de notre position mais le front froid affectera fortement notre région au cours des prochains jours. Des vents de 20 nœuds du sud laisseront subitement place à des vents de 30 nœuds du secteur ouest au passage du front froid. Progression tout à fait typique d’une forte dépression bien organisée. Ça va brasser dans le golfe mes amis!!! Et laissez-moi vous dire que je ne voudrais pas être là!!!


Pour l’instant, pas un cerf-volant ne vole. Les vagues sont absentes et les cirrus, signe avant-coureur du front chaud à venir, s’étirent langoureusement. Le calme avant la tempête qu’ils disent.






Nous sommes donc venus nous abriter à l’Île-d’Entrée pour la nuit, pendant que les vents du secteur sud devraient s’amplifier graduellement jusqu’à 20 nœuds avant demain matin. Nous en profitons pour visiter l’Île-d’Entrée aujourd’hui avant d’aller se réfugier à Havre-Aubert demain et, direction Cap-aux-Meules lundi jusqu’à ce que Judith nous quitte mardi matin. Chantal et moi irons probablement mouiller au havre de Grande-Entrée pour quelques jours ensuite. Les vents de 25-30 nœuds devraient être au rendez-vous mais, protégés derrière les îles et leurs dunes de sable blanc ne permettant pas aux vagues de se former, la mer devrait être relativement calme. Ça c’est la théorie, nous verrons l’état de la mer lorsque nous serons prêts à appareiller mardi ou mercredi. C’est ça vivre au rythme de la nature…

Pour revenir à l’Île-d’Entrée, Chantal et moi l’avons visité il y a 22 ans lorsque Geneviève, ma plus vieille, n’avait que quelques mois dans le ventre de sa mère. Quant à Judith, en cinq voyages aux îles, elle n’y a jamais mis les pieds. Il faut dire, qu’accessible par traversier piétonnier seulement, cette minuscule communauté anglophone de 85 âmes, ne se laisse pas découvrir aisément.


Un premier choc en contournant l’enrochement c’est la quantité de bateaux de tous genres amarrés à l’épaule; voiliers, cruisers et bateaux de pêche en plus d’une dizaine de zodiacs tirés sur la plage de galets. L’espace pour manœuvrer n’en est que plus restreint. Le seul quai pouvant accueillir les visiteurs est plein à craquer de « touristes » francophones buvant leur bière et jacassant fort. Deuxième choc, le nombre de marcheurs partout sur l’île. Il y a plus de touristes en ce beau samedi après-midi qu’il y a de résidents sur l’île!!! Et ce n’est pas une blague. Troisième choc, le nombre d’automobiles. Je me souviens qu’il y a 22 ans, un seul « pickup » noir, sans plaque d’immatriculation et dont le pare-chocs arrière était retenu avec de la broche, roulait à travers les rues à peine carrossables de l’île en plus d’une multitude de véhicules tout-terrain à trois roues conduits à vive allure par des adolescents et même des enfants. Aujourd’hui, il y a toujours les immanquables « pickup » mais aussi plusieurs voitures en excellent état. Tous ces véhicules sont maintenant immatriculés, soit du Québec, du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard ou de la Nouvelle-Écosse.


Nous attendons donc que la cohue s’estompe et que les touristes retournent à Cap-aux-Meules ou Havre-Aubert. Vers 18 :30 heure, après un souper rapide, nous quittons le port, maintenant pratiquement désert, à pied pour aller gravir la plus haute colline de l’île, adéquatement nommée Big Hill, haute de 174 mètres. Le sentier pour y accéder n’est pas bien balisé et c’est après quelques ballades à travers champs, où Judith et Chantal ont évidemment fait quelques arrêts pour cueillir des fraises et ainsi ralentir notre progression d’autant, et un passage à travers une clôture électrifiée ornée de barbelés, que nous atteignons enfin la base. L’ascension débute avec une pente relativement douce mais s’accentuant rapidement pour atteindre près de 45 degrés jusqu’au sommet. C’est au beau milieu de ce dénivelé que Judith, à la recherche de son deuxième ou troisième souffle, l’a rebaptisé « Damn Big Hill ». Mais quelle magnifique vue s’offre à nous une fois le sommet atteint ; d’un côté le chapelet complet des îles reliées entre elles par leur dunes de sable, de l’autre, distante d’une cinquantaine de milles, la partie nord-ouest de l’île du Cap-Breton. Après s’en être mis plein la vue, nous amorçons notre descente avec les rayons orangés du soleil couchant. Nous suivrons le sentier menant vers le dispensaire et éviteront ainsi les fils barbelés menaçants. Quoiqu’un petit pont enjambant cette même clôture ne nous rassure guère. Il y est écrit : Traversez à vos propres risques. Il a donc fallu que je démontre sa totale solidité avant que ces dames trouvent assez de courage pour s’y aventurer. À peine plus loin, la lune nous gratifie de son lever spectaculaire, couronnant ainsi une journée inoubliable.

Nous sommes de retour au bateau depuis quelques minutes à peine que l’éolienne décolle à vive allure pour la première fois de la journée. Le voilier commence à tirer sur ses amarres, les planches de quai font entendre leurs premiers gémissements. Il en sera ainsi pour le reste de la nuit. Telle qu’annoncée, voici donc la grande sarabande météo qui débute…

Robert

dimanche 25 juillet 2010

Bienvenue aux îles


24 juillet 2010

Après une excellente nuit de sommeil à couple d’un voilier-école avec sept personnes à bord, nous venons d’appareiller pour une nouvelle escale. Nous sommes présentement en navigation entre l’Étang-du-Nord et l'Île-d'Entrée. Le moteur ronronne, la mer est placide, le ciel est bleu strié de quelques longs cirrus, le soleil tape, une vague odeur de crème solaire plane et il fait bon sur l’eau.


Nous sommes arrivés au port de l’Étang-du-Nord vendredi à midi après une traversée de 24 heures. Nous avions quitté l’Anse-à-Beaufils en Gaspésie jeudi à 11 :00 heure. Le temps de s’éloigner un peu de la côte, un vent d’est d’une quinzaine de noeuds nous happe et c’est au près serré que nous voyons la côte graduellement disparaître derrière nous. Tel que prévu, le vent faiblit un peu et s’établit ensuite au nord-est pour plusieurs heures. Nous en profitons pour relâcher les ris et choquer un peu les voiles pour faire un près bon plein et du petit largue avec une houle du sud-est d’environ un mètre. Vers 22 heures, durant le quart de Judith, le vent vire brusquement au nord et nous nous retrouvons maintenant avec un grand largue, bâbord amures jusqu’à mon quart, où, en l’espace de quinze minutes vers 1 :00 heure du matin, je dois établir les voiles en ciseaux, plein vent arrière d’environ 7-8 noeuds. Au courant de la journée, nous sommes donc passé par toutes les allures. Cependant, la houle a aussi suivi le vent, quoiqu’un peu à retardement, et elle nous arrive maintenant confortablement sur l’arrière aussi.

Avec le lever du soleil, le vent forcit jusqu’à 20 nœuds et les milles déboulent rapidement. Épuisés, étendus dans notre lit, Chantal et moi entendons le voilier gémir, le bois craquer, le fibre de verre chuinter à chaque vague successive qui nous soulève et nous dépose dans le creux de la suivante. Amplifié par la caisse de résonance de notre chambre arrière, ces bruits incessants nous tiennent éveillés. Le voilier dérape de plus en plus fréquemment, poussé par une houle prenant de l’ampleur. Lorsque je sors la tête par l’écoutille Judith est assise derrière la barre, bien adossée sur le dinghy renversé sur le pont arrière, chantant avec les Cowboys Fringants, une tasse de café chaud à la main. La mer moutonne de toute part et, après avoir enlevé ses écouteurs de baladeur, Judith me lance : « Wouhou! Ça ressemble à ça les alizés!». Moi qui pensait devoir prendre un ris pour soulager un peu le bateau…




Avec ce vent, nous tenons une moyenne d’environ 6.5 nœuds sur le fond. Soudainement, comme il l’a fait la veille mais dans une direction opposée, le vent vire à nouveau au NNE et c’est au travers que nous entrerons aux îles qui apparaissent à environ 15 milles de distance. La vitesse augmente légèrement et nous faisons des pointes au-delà de 7.5 nœuds avant que le vent diminue et se stabilise entre 12 et 13 nœuds. La mer diminue et les moutons disparaissent. Ce sera une arrivée majestueuse à notre première escale aux îles. Rien ne pourra jamais effacer la réalisation de ce rêve longtemps imaginé. Un moment tout simplement magique.

Nous ressentons une communion entre le Lady Marianne et nous. Un lien de confiance et un esprit de connivence s’établissent. De nouveaux horizons apparaissent imperceptiblement. Nous venons tous d’obtenir une promotion pleinement méritée. Profitons maintenant pleinement du climat des îles pour vibrer comme tous ces insulaires aux accents chantants et apprécions humblement le moment présent.

Robert

vendredi 23 juillet 2010

Bienvenue aux îles!!!

Nous sommes arrivés à l'Étang-du-Nord à midi aujourd'hui après 24 heurs d'une navigation sans histoires. Très belle traversée presqu'exclusivement réalisée sous voiles. Toutes les allures y ont passé. Plus de détails à venir dans notre prochain message.

À bientôt,

Robert

mardi 20 juillet 2010

Judith mène une bonne vie...



20 juillet 2010

À son arrivée hier, après 19 heures de train depuis Montréal, ma copine Judith n’avait pas la fraîcheur d’une rose. Cela n’avait en rien affecté sa bonne humeur contagieuse, il faut cependant le dire. Dès son débarquement, une fois les bises d’usage échangées, nous mettons le cap sur la cantine de la marina et avalons un club sandwich. Une fois rassasiée, ses pétales se sont légèrement retroussés. Mais c’est une fois sa douche prise qu’elle apparaît finalement dans toute sa splendeur!

Nous nous rendons ensuite au voilier en dinghy pour qu’elle puisse prendre possession de ses appartements et s’installer confortablement pour la prochaine semaine. Les fajitas au poulet nous ont ensuite fournis suffisamment d’énergie pour nous donner le goût d’une petite promenade sur la Main de Gaspé. Couchés vers 22 :30 heure, nous devons appareiller pour l’Anse-à-Beaufils le lendemain matin.


Une fois les messages vérifiés, la météo de la journée prise, les dernières vérifications d’usage avant l’appareillage effectuées, nous larguons l’amarre nous retenant à notre corps-mort vers 8 :00 par ce beau mardi matin ensoleillé. La pluie de la nuit dernière a laissé place à un ciel d’un bleu vibrant sans nuages. Très peu de vent au départ, nous parons la pointe Sandy Beach au moteur et profitons ensuite d’une légère brise de terre portante pour hisser les voiles. Mais ce n’est que vers 10 :30 heure que le plaisir ultime commence. Le vent augmente à 15 nœuds et c’est au près serré que nous devrons sortir de la profonde baie de Gaspé. Quatre tacks sont nécessaires pour nous en extraire. Toujours au près serré, à partir du phare La Vieille, nous mettons le cap sur l’ïle Bonaventure par un vent ayant maintenant faibli à une dizaine de nœuds. Après avoir enfilé une p’tite laine, chacun s’installe dans sa routine de croisière; les deux femmes lisent pendant que je prends des photos et tape mon texte à l’ordinateur.


Tout à coup, Judith aperçoit le boutte! Le boutte du boutte avec son trou, qu’elle s’écrie!!! Comme elle est la première à l’avoir aperçu, je lui laisse l’honneur et le privilège de photographier cet instant unique de faire de la voile en Gaspésie. Le rocher Percé vient de faire son apparition remarquée juste derrière la pointe. Une fois l’île Plate et la pointe St-Pierre laissées sur tribord, c’est au près bon plein que nous mettons le cap sur l’amer le plus convoité de cette côte. Notre désir est de passer entre l’île Bonaventure et le fameux rocher avant de continuer notre route jusqu’à l’Anse-à-Beaufils, notre escale pour ce soir.




Je croyais bien l'histoire terminée mais là où se gâte… Figurez-vous donc que Judith, souffrant d’un manque d’attention chronique, s’est organisée pour s’implanter une vis dans la cuisse en marchant paisiblement le long d’un joli petit sentier fleuri... Ne regardant pas où elle marchait, un potteau s’est malicieusement jeté sur elle et a injecté son venin dans le gras de sa cuisse. Alors, le capitaine-psychologue-docteur-navigateur-et-j’en-passe a dû sortir sa trousse de premiers soins et sa bouteille de rhum, ou l’inverse, je ne me souviens plus très bien. Nous croyons quand même qu’elle survivra au moins jusqu’au Îles-de-la-Madeleine.

Histoire à suivre…

Robert

dimanche 18 juillet 2010

Ballade dans la baie de Gaspé

18 juillet

Il y a quelques années, si quelqu’un m’avait dit qu’un jour je voguerais dans la magnifique baie de Gaspé sur mon propre voilier de 36 pieds que j’aurais mené ici, je lui aurais tout simplement rit au visage. Jamais telle aventure ne m’aurait paru aussi invraisemblable.

C’est pourtant bien ce que Chantal et moi avons fait en ce beau dimanche après-midi ensoleillé. Nous dénouons l’amarre nous retenant encore au tangon à 14 :00 heure et par des vents d’environ 12 nœuds, nous virons deux fois de bord avant de pouvoir passer les bouées de Sandy Beach et nous retrouver dans la grande baie de Gaspé. On tire ensuite quelques bords pour nous retrouver près de la plage Haldimand, ou nous sommes venus en vélo hier, avant de rentrer par vents portants mais faiblissant à 5 nœuds rapidement une fois la batture dépassée. Une ballade de près de trois heures, juste pour le plaisir de naviguer.

Après s’être amarrés à nouveau et pendant que Chantal débute la préparation du souper, un apéro bien frais tout près d’elle, je dois m’atteler à la sérieuse tache d’effectuer mon changement d’huile à moteur. Une fois le carter vidé, je démonte le filtre à l’huile usé et me met à la recherche d’un neuf dans le compartiment de pièces de moteur. J’y trouve deux modèles de filtres à carburant, des thermostats, des courroies, une panoplie de pièces de rechange, mais aucune trace de filtres à l’huile. Il me semblait pourtant bien en avoir quelques uns. Il faut croire que j’ai oublié d’en commander la dernière fois. Comme quoi, même quand on tente de tout prévoir, certaines choses nous échappe. Il faudra tenter d’en trouver en ville demain matin en allant chercher Judith à la gare. Par la même occasion, j’apporterai mon transmetteur VHF à distance pour le faire vérifier au magasin d’électronique marine. Je suis capable d’émettre mais pas de recevoir. J’ai réussi à le faire fonctionner quelques secondes il y a environ une semaine mais depuis, plus rien. Je suis persuadé que c’est un problème de contact au haut-parleur.

Nous sommes allés faire une longue promenade en ville après le souper pour nous dégourdir les jambes et digérer un peu. Il y avait relativement peu de gens pour un dimanche soir splendide. Il faut croire que les travailleurs de la construction ne se sont pas donnés rendez-vous à Gaspé cette année. Si jamais quelqu’un d’entre vous passe par Gaspé et cherche un endroit pour la nuit, je vous conseille le motel Plante. Le panorama est vraiment spectaculaire. Nous ne nous sommes pas informé des prix cependant…

Robert